Nouvel épisode de mon reportage en Afrique du Sud, aux côtés de Marumo Gallants, entraîné par le coach français Alexandre Lafitte.
Direction Johannesburg pour affronter le leader, Orlando Pirates, battu au match aller… Autant dire que la revanche était attendue.
Je retrouve l’équipe à l’hôtel pour une marche d’une demi-heure, réveil musculaire matinal et concentration déjà palpable.
11h : déjeuner collectif.
13h : dernière séance vidéo. Les consignes se précisent. Le discours d’Alexandre Lafitte s’intensifie, appuyé par son adjoint Julien Outrebon. Les mots sont forts, mobilisateurs. Il faut entrer immédiatement dans le match. L’intensité sera maximale. Ce sera rude.
Puis direction le stade, l’Orlando Stadium (35 000 places), en plein cœur de Soweto.
À l’approche du stade, le bus ralentit… des supporters des Pirates partout, des vendeurs de maillots noirs et rouges, des drapeaux qui flottent entre les véhicules. L’atmosphère devient électrique. Le stade sera entièrement acquis à la cause locale.
À l’arrivée, je descends du bus derrière le coach… mais je me fais refouler : pas d’accréditation vestiaire. Pas de cadeau — la victoire de Marumo à l’aller n’a visiblement pas été oubliée.
Je prends donc place derrière le but pour photographier l’échauffement… perturbé par un violent orage. Séance interrompue, coup d’envoi retardé de 15 minutes. Pendant qu’Alexandre Lafitte répond aux médias, Julien Outrebon dirige l’échauffement avec intensité.
Puis le match démarre.
Une ambiance incroyable. Les chants ne s’arrêtent jamais. Les vuvuzelas résonnent sans relâche — assourdissantes, puissantes, omniprésentes. Hommes, femmes, enfants : tout un peuple pousse derrière son équipe. Un véritable chaudron.
Marumo Gallants se procure la première énorme occasion… poteau.
Dans la foulée, Orlando Pirates ouvre le score. Puis double la mise sur un tir dévié malgré lui par un joueur de Marumo. Cruel.
La seconde mi-temps est plus équilibrée, mais les locaux gardent leur avantage et prennent leur revanche du match aller.
Frustrant de vivre cette défaite au plus près… mais quelle expérience. Quelle intensité. Quelle ambiance.
Un match comme on les aime : vibrant, bruyant, passionné.
Le football africain dans toute sa ferveur.
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